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Fernande Morin
Gallichan

Dieu est Amour

Avril 1982 – Volume 1.4

Dieu est Amour

L’Écriture nous dit : « Dieu est amour. » (1 Jn 4:8). Dieu est tout amour et tout ce qu’il fait est fait par amour. Dieu, il est comme le soleil qui ne peut faire autrement que de répandre sa chaleur et sa lumière bienfaisante sur la terre et les humains. C’est par amour que Dieu a créé tous les univers, toutes les plantes les animaux et les hommes. C’est par amour encore que sa Providence maintient tous ces êtres, en mettant à leur portée la nourriture dont ils ont besoin.

Dieu nous a créé

C’est par amour que Dieu a créé tous les hommes.  Son dessein d’amour est merveilleux puisqu’il nous a créés pour que nous puissions partager sa vie et son bonheur éternel et que nous soyons cocréateurs avec lui.

Dieu nous communique sa vie

L’amour donne toujours et Dieu veut nous communiquer et nous faire partager son bonheur infini. Mais Dieu, nous dit par St-Jean, «Personne ne l’a jamais vu.» (Jn 4:12) Parce que Dieu nous aimait, il s’est manifesté à nous. Il s’est en quelque sorte montré à nous en Jésus pour que nous puissions le voir et l’entendre. Et le fils a pu dire : « Celui qui m’a vu a vu le Père. » (Jn 24:9). Et Dieu le Père a fait de son Fils le moyen et le chemin pour monter jusqu’à Lui. Jésus l’a dit en clair « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. » (Jn 14:6) « Personne ne va au Père que par moi. » (Jn 14:6)

Voilà le moyen qu’il faut prendre pour arriver à la demeure du Père des cieux. Dieu nous a donné Jésus pour être notre chemin et notre vie. Et Jésus transmet cette vie, comme dans un arbre le tronc transmet la vie aux branches, « Je suis le cep et vous êtes les sarments. »  « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruits. » (Jn 15:5).

Dieu nous libère

Avec la chute, nous étions perdus. Avec le péché, nous avions coupé le lien divin avec Dieu. « La maladie et la mort sont entrées dans le monde avec le péché.» Nous avions perdu la Lumière pour nous guider dans le droit chemin. Nous étions égarés dans les marécages du vice et de l’illusion comme l’enfant prodigue.
Dieu s’est ému de la situation de ses enfants et Il leur envoya son Fils pour leur révéler la Vérité «  la Vérité vous rendra libre. » (Jn 8:32) Libre de quoi? Libres de l’enchainement des passions qui nous entraînent vers le bas. Libres des ténèbres de l’erreur, libres de l’attraction des illusions passagères, libres de nos caprices, de notre orgueil invétéré, de nos jugements faux et de notre attachement désordonné aux choses matérielles qui passent et demain ne seront plus.

Seule la connaissance de la Vérité nous permet de nous détacher de la terre et de nous envoler vers la patrie céleste, la vie éternelle.   C’est la volonté de mon Père que tous les hommes arrivent à la connaissance de la Vérité et qu’ils soient sauvés. » (Tim 2:4)
C’est par la Vérité que nous découvrons notre destinée et les moyens pour la réaliser. Et Jésus est à la fois la Vérité et le Chemin. « Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres. » (Jn 8:12). À ceci s’est manifesté l’amour de Dieu pour nous : « Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde afin que nous vivions par lui. » (Jn 4 : 9)

Dieu nous rachète

Avec le péché vint la chute. Avec la chute et nos fautes répétées, nous étions devenus insolvables. La Lumière Divine était si voilée en nous, si couverte d’ordures et de crasse que nous ne pouvions plus voir Dieu. Nous étions si affaiblis que nous n’avions plus la force pour nous sortir de ce bourbier.
Alors le Père des cieux qui n’avait jamais oublié ses enfants, qui n’avait jamais cessé de les aimer et qui leur avait gardé une place dans sa maison, décida, poussé par son Amour Éternel, de les racheter de leur esclavage. Il envoya son Fils pour cette mission. Et le Fils se fit homme comme nous; il arriva riche de L’Amour du Père, de sa Miséricorde, de sa Bonté et de sa Justice.
« Le salaire du péché, c’est la mort. » (Rom 6:23). Et Jésus accepta de payer de sa vie notre dette, de prendre sur lui tous nos péchés. Il paya notre dette pour que d’esclaves nous devenions libres et que nous devenions capables de marcher à sa suite et d’atteindre nous aussi le Père en passant par la mort et la résurrection.
St-Paul a raison de dire : « Nous avons tous été justifiés dans son sang . » (Rom 5:9). Nous sommes devenus justes par le paiement de notre dette et nous sommes libres maintenant de marcher à la Lumière du Christ vers notre destinée éternelle. C’est la Vérité manifestée par le Christ qui nous guide et nous évite de retomber dans les mêmes erreurs et les mêmes égarements.  « C’est lui qui nous a aimés et qui nous a envoyé son Fils en victime de propitiation pour nos péchés. » (Jn 4:10). « Et nous, nous avons contemplé et nous attestons que le Père a envoyé son Fils, comme sauveur du monde. » (Jn 4:14)

Dieu nous donne son Esprit

Jésus, une fois parti, nous aurions bien vite oublié son message. Il a inspiré aux Apôtres de mettre par écrit son enseignement afin que nous en ayons nous aussi l’essentiel. Plus encore, parce que nous sommes lents à comprendre, Jésus a promis d’envoyer son Esprit pour nous rappeler ses paroles, pour nous les faire comprendre et même pour nous guider jusqu’à la compréhension de la Vérité entière. « Mais le Paraclet, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » (Jn 14:26)
C’est une merveille pour nous que l’Esprit nous rappelle les paroles de Jésus et nous les fasse comprendre. Et Dieu donne facilement son Esprit à ceux qui le demande « Demandez et vous recevrez. » « Si vous, tout méchants comme vous êtes, savez donner de bonnes choses à vos enfants (à celui qui vous demande du pain, vous ne lui donnez pas une pierre) combien plus le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le demandent. » (Mt 7:11)
Et chose presque incroyable, l’Esprit Saint fait sa demeure en nous : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous? » (Cor 3:16)

Dieu nous donne sa Mère

Chose incroyable, Dieu n’a pas voulu faire seul la rédemption du monde. Il a voulu qu’une femme y participe du commencement à la fin. Celle qui était Immaculée, sans tache, méritait de devenir la Mère du Fils de Dieu incarné. Elle avait mérité d’être le temple de Dieu parfait, habité par l’Esprit de Dieu. Au jour de L’Annonciation, l’Esprit Saint l’a prise pour épouse. Il vint en Marie en plénitude et par son action le Verbe de Dieu devint homme. Et Marie, en concevant Jésus, nous conçut en même temps. Dans un pépin de pomme, est contenu non seulement le tronc du pommier, mais aussi toutes les branches. « Je suis le cep et vous êtes les sarments. » (Jn 15:5).
Pour donner la vie à Jésus, Marie n’a pas souffert les douleurs de l’enfantement parce qu’elle était sans tache et Jésus aussi. Après son péché, Dieu avait dit à Ève : « Tu enfanteras dans la douleur. » Avant le péché, il n’en était pas ainsi.
Pour que Marie nous donne la vie, il fallait qu’elle souffre les douleurs de l’enfantement tout comme Jésus nous donna la vie en répandant son sang jusqu’à la dernière goutte. Marie était la femme la plus délicate du monde. Il est facile de comprendre qu’Elle a dû souffrir autant que Jésus pendant sa passion. De plus, Elle a continué à souffrir après la mort du Christ d’une façon qu’on ne peut pas mesurer.
Sur la croix, Jésus demanda en somme à Marie de prendre comme enfants ceux-là mêmes qui étaient les assassins de son Fils, et Elle accepta. Quand le sacrifice fût consommé, avant de rendre le dernier soupir, Jésus dit à sa mère en regardant Jean : « Voici ton fils » et à Jean il dit : « Voilà ta Mère ». Voici celle qui t’a donné la vie surnaturelle avec moi.
Comme Jésus et Marie sont venus pour sauver tous les hommes, nous avons reçu en même temps pour mère Marie. Elle est l’Immaculée, la Mère de Miséricorde, la toute Belle, la toute Mère que Dieu nous a donnée pour nous transmettre avec Jésus la vie divine et faire notre éducation spirituelle jusqu’à la plénitude i.e. la sainteté.

Dieu se donne en nourriture

Jésus nous aimait tellement qu’en partant il s’est arrangé pour demeuré avec nous et cela jusqu’à la fin du monde. « Voici que je suis avec vous jusqu’à la fin des siècles. » (Mt 28:20) Il est resté avec nous, il nous a envoyé son Esprit et, merveille des merveilles; il a voulu être avec nous dans l’Eucharistie avec son corps et son sang et tout son être divin. Il savait que nous sommes faibles et il nous a laissé une nourriture vivante pour que nous devenions des fils de Dieu parfaits. Il s’est fait homme pour que nous puissions devenir Dieu, en devenant d’autres lui-même.  Voilà bien comment Dieu nous a aimés. Il nous a donné son Fils pour nous racheter; il nous a donné sa Mère; il a envoyé son Esprit sur nous. Nous sommes les enfants les plus riches du monde. Nous avons tout en mains pour atteindre Dieu. La plus belle aventure du monde.

Allez, faites des disciples

Mars 1982 – Volume 1.3

Allez, faites des disciples Jésus avait prêché pendant trois ans. Il avait spécialement instruit et entraîné ses Apôtres pour continuer son œuvre d’évangélisation. De son vivant, il les entraîna à prêcher, à guérir, à pardonner les péchés et à chasser les démons.

Après la résurrection, les Apôtres se rendaient en Galilée à la montagne où Jésus leur avait donné rendez-vous. Il leur dit : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. » (Mt 28 : 18-20).

Que voulait dire Jésus par « Faites des disciples? » Il voulait dire une chose précise qu’il avait faite lui-même avec ses Apôtres spécialement, et aussi avec les 72 disciples qu’il envoya de village en village pour annoncer que le Royaume de Dieu est proche. Jésus parlait de ce qu’il avait fait lui-même et ce que tous les maîtres du monde font : comprendre, faire enseigner ce qu’ils comprennent et font eux-mêmes, et enseigner à faire ce qu’ils font. Ce n’est pas pour rien que Jésus a dit : « Je vous ai donné l’exemple pour que vous fassiez la même chose. » (Jn 13 :15). Le maître est celui qui donne l’exemple en mettant en pratique ce qu’il enseigne. Jésus a dit clairement à ses disciples : « Celui qui comprend ces choses et qui les met en pratique, celui-là sera grand dans le Royaume des cieux. »

Ceux qui enseignent et ne font pas ce qu’ils disent sont des professeurs et non pas des maîtres à suivre. Jésus a stigmatisé l’hypocrisie des Pharisiens et en même temps il a stigmatisé la nôtre. Écoutons : « Alors Jésus s’adressait aux foules et à ses disciples en disant : « Sur la chaire de Moïse se sont assis les Scribes et les Pharisiens : faites donc et observez tout ce qu’ils pourront vous dire, mais ne vous réglez pas sur leurs actes : car ils disent et ne font pas. Ils lient de pesants fardeaux et les imposent aux épaules des gens, mais eux-mêmes se refusent à les remuer du doigt…Pour vous ne vous faites pas appeler « Maître » car vous n’avez qu’un Maître et tous vous êtes des frères…Le plus grand parmi vous sera votre serviteur…Malheur à vous, Scribes et Pharisiens hypocrites qui fermez aux hommes le Royaume des Cieux! Vous n’entrez certes pas vous-mêmes et vous ne laissez même pas entrer ceux qui le voudraient…Malheur à vous, dîme de la menthe du fenouil et du cumin, après avoir négligé les points les plus graves de la loi : la justice, la miséricorde et la bonne foi…Guides aveugles qui arrêtez au filtre le moustique et engloutissez le chameau. Malheur à vous Scribes et Pharisiens hypocrites, qui ressemblez à des sépulcres blanchis : au-dehors ils ont belle apparence, mais au-dedans ils sont pleins d’ossements de morts et de toute pourriture. » (Mt 23 :1-31)

Jésus a été le Maître par excellence. Il a été lui-même tout ce qu’Il a dit. Il a fait tout ce qu’Il a enseigné. St-Paul nous dit : « Il a été éprouvé en tout ce que nous sommes excepté le péché. » (Héb 4 :15). Jésus est le seul homme qui ait jamais pu dire : « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie.(Jn 14 :6) « Personne ne va au Père que par moi. » (Jn 14 :6) « Je suis la porte; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé » (Jn 10 :9)

Vous me direz : « Mais les Apôtres n’étaient pas parfaits et Jésus les a envoyés enseigner. Il leur a dit de faire des disciples. Ils étaient donc des maîtres. »

Votre argumentation est bonne. C’est vrai que les Apôtres n’étaient pas arrivés à la perfection. Ils étaient des hommes de modeste condition, mais c’était des hommes à la foi robuste et d’une droiture remarquable. C’est cette droiture alliée à une grande sincérité qui leur a fait découvrir en Jésus le Messie annoncé et qui leur a fait saisir la Vérité en ses paroles. Celui qui n’est pas droit ne peut arriver à la Vérité parce qu’il a un autre intérêt, un autre Dieu en arrière de la tête ou du cœur.

Les Apôtres, une fois qu’ils eurent compris et saisi la Vérité dans les paroles et la vie du Christ, démontrèrent une fidélité inébranlable et leur attachement sans faille au Christ. Partout où Jésus prêchait, Il rencontrait l’hostilité acharnée des prêtres, des Pharisiens et des docteurs de la loi. Devant cet acharnement des autorités religieuses officielles, les Apôtres demeurèrent indéfectiblement fidèles au Maître qu’ils avaient suivi en laissant tout derrière eux : barques, maisons, familles.

Et leur fidélité demeura inébranlable même après la mort de leur Maître bien-aimé. On les emprisonnait, on les menaçait, rien ne pouvait les ébranler. St-Pierre et les Apôtres furent un jour emprisonnés et ils furent délivrés miraculeusement pas un ange. En les laissant, l’ange leur dit : « Allez annoncer hardiment au peuple dans le temple tout ce qui concerne cette vie-là. » (Act 5 :19).

Mais le lendemain, quelqu’un vint annoncer au Sanhédrin : « Les hommes que vous avez mis en prison, les voilà qu’ils se tiennent dans le temple et enseignent le peuple. » Le commandant du temple alla chercher les Apôtres et les amena devant le Sanhédrin réuni et tout le Sénat. Le grand prêtre lui-même les interrogea : « Nous vous avions formellement interdit d’enseigner de votre doctrine…Pierre répondit : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ». Le texte continue en disant qu’en entendant Pierre, ils frémissaient de rage et projetaient de le faire mourir. Puis le sage Gamaliel intervint et dit au Sanhédrin réuni : « Hommes d’Israël, prenez bien garde à ce que vous allez faire à l’égard de ces gens-là. À présent, je vous dis, ne vous occupez pas de ces gens-là, laissez-les. Car si leur propos ou leur œuvre vient des hommes, il se détruira de lui-même; mais si vraiment il vient de Dieu, vous n’arriverez pas à les détruire. Ne risquez pas de vous trouver en guerre contre Dieu. » (Act 5 :17-40)

Ce sage Gamaliel avait cité des histoires du passé Il savait par les faits que ce qui ne vient pas de Dieu tombe par lui-même et que ce qui vient de Dieu est inébranlable. Quelle sagesse! Et les Apôtres furent libérés

Quand on voit l’audace des Apôtres devant les plus hautes autorités religieuses, on s’aperçoit qu’on est en face de vrais héros qui défendent leur cause et témoignent de leur fidélité à leur Maître jusque devant les menaces de prison et de mort. Ceci démontre que la puissance de l’Esprit-Saint les éclairait et les soutenait de manière indéfectible.

Pierre et Jean avaient comparu antérieurement devant le Sanhédrin. Les actes nous disent comment après avoir délibéré, les membres du Sanhédrin avaient rappelé les Apôtres : » Ils les rappelèrent donc et leur défendirent de souffler mot et d’enseigner au nom de Jésus. Mais Pierre et Jean de leur rétorquer : « S’il est juste aux yeux de Dieu de vous obéir plutôt qu’à Dieu, à vous d’en juger. Nous ne pouvons pas quant à nous, ne pas publier ce que nous avons vu et entendu. » (Act 4 :18-20).

Remarquez que les Apôtres enseignaient le Christ et l’Évangile avec la puissance de l’Esprit-Saint. Ils annonçaient le Christ partout et rien ne les arrêtait. Le dernier verset du chapitre 5 des Actes dit : « Et chaque jour, au temple et dans les maisons, ils ne cessaient d’enseigner et d’annoncer la Bonne Nouvelle du Christ Jésus. » (Act 5 :42).

Leur enseignement était tout dirigé vers le Christ et son message. Voilà ce qu’il faut faire. Les Apôtres n’étaient pas parfaits, mais ils employaient le moyen parfait pour sauver les âmes : conduire les âmes au vrai Maître et leur enseigner le message du Christ, la Bonne Nouvelle du salut par l’Évangile.

Il n’y a qu’un Maitre Dieu et Dieu incarné en Jésus pour vivre le message du Père et nous l’enseigner.

À côté du grand Maître et du Bon Pasteur, il y a une multitude de petits maîtres et petits bergers qui doivent guider les brebis qui les entourent vers le bercail du grand Pasteur qui a dit : « Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres. » (Jn 8 :12).

Chaque chrétien doit être un petit pasteur qui guide ses brebis vers le Christ. Chaque chrétien doit être un témoin du Christ par sa vie et par ses paroles. Le 30 octobre, le Pape Paul VI disait : « Je termine par une affirmation évidente : L’évangélisation, le Royaume de Dieu, l’Église ont besoin d’hommes et femmes qui en font leur but, leur programme et la joie de leurs vies. » (Paul VI, 30 oct. 1974).

C’est un appel à tous les chrétiens de bonne volonté pour se faire apôtres de l’Évangile par leur vie et leurs paroles. Ici il faut citer le prophète Daniel : « Ceux qui enseigneront la Vérité à beaucoup brilleront dans le ciel comme les étoiles au firmament. » (Dan 12 :3).

St-Jean met en garde contre les faux prophètes : « Beaucoup de faux prophètes se sont répandus dans le monde. Voici comment vous saurez si l’Esprit de Dieu les inspire : tout inspiré qui proclame que Jésus Christ est venu parmi nous dans la chair, celui-là appartient à Dieu. » (1 Jn 22 :4,6).

Un vrai prophète est celui qui enseigne les paroles, les pensées et les actions du Christ Jésus.

Chaque chrétien doit donc être un petit maître qui pratique et enseigne ce qu’il sait du Christ et c’est en donnant aux autres ce qu’il sait qu’il recevra davantage de connaissances de Dieu par la lumière de l’Esprit-Saint promis par le Christ « pour nous guider jusqu’à la Vérité entière. » (Jn 16 :13).

« Celui qui écoute mes paroles et qui les met en pratique est semblable à un homme qui bâtit sa maison sur un rocher. » (Mt 7 :24).

 

La Foi et La Pratique (2)

Février 1982 – Volume 1.2

Tout commence par le désir. Vous voulez faire un voyage en auto le soir. Premier pas : mettre le moteur en marche. Désir de trouver : premier geste de recherche. Deuxième pas : allumage des lumières. Après le désir vient le premier geste qui fait voir; l’allumage de lumières. Effet : on commence à voir jusqu’à la limite de la lumière. La pensée s’illumine. C’est le premier bout de chemin qui apparaît. C’est suffisant pour se mettre en marche et commencer à avancer. Troisième pas : l’auto avance et celui qui conduit s’aperçoit qu’en avançant, il voit toujours plus loin, toujours suffisamment pour continuer à avancer vers le but qu’il poursuit. Il voit sans cesse des choses nouvelles qu’il ne pouvait pas voir sans avancer constamment. Enfin, le terme du voyage apparaît dans la lumière des phares! Le voyage est terminé. Si le voyageur allume ses phares sans avancer, il voit seulement à la limite des phares. S’il n’avance pas, il ne verra jamais plus loin et il finira même par ne plus voir rien du tout. Quand le carburant sera épuisé, le moteur s’arrêtera et il ne verra plus rien du tout. Ce qu’il a vu ne lui a servi à rien, il n’arrivera jamais au terme du voyage, alors qu’il aurait eu le carburant suffisant pour se rendre et revenir. Il avait vu suffisamment pour partir et il n’est pas parti.

Avec la lumière de la foi, Dieu nous en donne suffisamment pour nous mettre en marche et à mesure qu’on avance on voit de plus en plus loin, de plus en plus profond. À Abraham, Dieu dit : « Laisse ta famille, ton pays et va dans la terre que je te montrerai. » Et Abraham partit sur la Parole de Dieu. C’est à mesure qu’il avançait qu’il voyait d’autres terres. Il continua et à la fin il arriva dans la terre promise.

Dieu ne nous montre pas le ciel, la Maison du Père. Avec les premières lueurs de la foi, il nous montre seulement le début du chemin, tout en nous indiquant le terme du voyage, mais sans le faire voir. La foi sans les œuvres est morte dit l’Écriture. Elle ne conduit pas au terme : la vie éternelle. Celui qui met son moteur en marche et allume ses phares sans avancer n’arrivera jamais au terme du voyage. Celui qui a la petite carte pour aller à Québec et qui ne part pas, même s’il a cru son ami qui le renseignait, n’arrivera jamais à Québec. De même, celui qui dit croire au Christ et qui ne se met pas en marche vers le but : le paradis, n’arrivera jamais à la maison du Père. « La foi sans les œuvres est morte. » Elle ne produit rien. Jésus a dit : « Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres. » Il a dit : « celui qui me suit » et non pas « celui qui s’assoit et me regarde aller. » Il faut se mettre en marche et à mesure qu’on avance, le chemin révèle d’autres beautés, d’autres paysages, d’autres étapes jusqu’à ce qu’apparaissent le terme, l’oasis du repos et de la joie éternelle. « Les justes, dit l’Écriture, brilleront comme le soleil dans le Royaume de mon Père. » C’est la foi avec la pratique qui conduit à la connaissance. Celui qui n’a pas fait ses preuves ne sait rien. « Celui qui n’a pas été éprouvé, que sait-il? » dit l’Écriture. La foi seule est inutile, c’est la pratique de ce qu’on a découvert dans la foi qui conduit à la connaissance. « C’est la volonté de mon Père que tous les hommes arrivent à la connaissance de la Vérité et qu’ils soient sauvés. » Pour cela, il faut désirer, chercher, mettre en pratique. Le résultat c’est la connaissance. La connaissance de Dieu aboutit à la possession de Dieu. « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, Père et qu’ils connaissent celui que tu as envoyé. »

La foi éclaire, illumine l’âme, transforme la pensée et transforme le corps instrument de travail de l’âme sur la terre.

Partez, Dieu vous éclaire et vous accompagne.

 

L’Esprit Saint

Décembre 1982 – Volume 1.12

« Les vrais fils de Dieu sont animés par l’Esprit de Dieu ». (Rom 8:14) Ce texte merveilleux nous montre l’importance primordiale de la connaissance de l’Esprit Saint et d’une dévotion solide et lucide envers lui.

Si le Christ a été formé en Marie par la puissance de l’Esprit Saint, il n’est pas formé autrement en nous. Ceci était clairement annoncé par Jean-Baptiste : « Moi je vous baptise dans l’eau, mais Lui vous baptisera dans l’eau et l’Esprit ». Ce texte nous indique clairement que la vie divine commence en vous par un germe divin qui doit ensuite grandir comme un arbre et atteindre la plénitude, de la maturité. Jésus disait : « Le Royaume de Dieu est semblable à un grain de sénevé, qui est le plus petit de toutes les semences. On le met en terre, il croît et devient un grand arbre où les oiseaux du ciel viennent nicher ». (Mt 13:31,32) Dans le Royaume de Dieu, il en va comme dans la nature. Il y a semence, croissance, maturité. L’Esprit Saint est en Dieu : l’Amour, la Vérité et la Vie.

C’est lui qui, en Marie, a formé le corps du Christ comme une toute petite cellule dont Marie a fourni la matière. C’est également lui qui nous communique la vie au baptême comme une toute petite semence divine, comme une parcelle divine. Comme « Dieu est amour », cette petite semence est une semence de vie d’amour divin. Justement, Saint Paul nous dit : « L’amour divin est diffusé en nos cœurs par l’Esprit Saint ». (Rom 5:5)

Ce dernier texte nous démontre l’importance vitale pour nous de bien connaître l’Esprit Saint et d’avoir une dévotion lucide et éclairée envers lui.

L’âme de notre âme

L’Esprit Saint est comme l’âme de notre âme. Avec la vie divine en nous, nous avons comme une autre âme qui nous vivifie : c’est la vie divine qui anime tout notre être, corps et âme. C’est merveilleux que Dieu puisse communiquer sa vie pour que, par grâce, nous devenions de vrais fils de Dieu à l’image du grand frère, Jésus. Un texte du Vatican II sur l’Église reprend Saint Paul et nous rappelle notre incroyable et merveilleuse destinée : « Tous ceux qu’il a choisis, le Père, avant tous les siècles, les a connus par avance, les a destinés à être l’image de son Fils, pour faire de ce Fils, l’aîné d’une multitude de frères ». (Rom 8:29)

Et Saint Jean, l’Apôtre de l’amour nous dit: « Il nous a été donné par grâce d’être appelés fils de Dieu et réalité; nous le sommes ». (1 Jn 3:1)

Voilà la plus belle aventure du monde : naître comme fils de Dieu et arriver jusqu’à la maturité spirituelle : la perfection : « Soyez parfaits comme le Père céleste est parfait ». (Mt 5:47)

Un être humain qui n’a pas la vie divine est comme un corps sans âme dont on se débarrasse. Dieu fait de même. « Je suis la vigne et vous êtes les sarments; mon Père est l’agriculteur. Tout sarment qui ne porte pas de fruits, il le coupe et le jette au feu; tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde pour qu’il en porte davantage ». (Jn 15:1-2) À Nicodème, Jésus disait : « Si l’homme ne renaît de l’eau et de l’Esprit, il ne peut entrer dans le Royaume des cieux ». (Jn 3;5)

L’être humain est complexe

L’être humain est complexe, mais il est UN. C’est comme un mariage, entre l’esprit et la matière, qui ne fait qu’un seul être. L’âme est créée par Dieu, c’est le souffle de la vie; le corps est fourni par la mère et il est tranquillement modelé par elle pour servir de demeure à l’âme. L’esprit est au centre de l’âme et permet d’être en contact avec Dieu. Marie, dans son Magnificat attire notre attention sur l’esprit : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon sauveur ». (Lc 1;46-47) Et Saint Paul éclaire le même point : « Que le Dieu de la paix lui-même vous sanctifie totalement, et que votre être entier, l’esprit, l’âme et le corps, soit gardé sans reproche à l’avènement de Notre Seigneur Jésus Christ ». (1 Thess 5:23)

L’esprit est la partie la plus élevée de l’homme ouvert lui-même à l’Esprit de Dieu.

Ce texte de Saint Paul indique bien comment tout notre être doit être transformé et purifié par la grâce sanctifiante sous l’influence de l’Esprit de Dieu.

Chaque être agit à son niveau

Une plante a la vie : elle peut naître, croître, se développer, mais elle ne peut voir et marcher. Cela est surnaturel pour elle i.e. au-dessus de sa nature.

L’animal naît, croît, se développe, mais en plus de ce que fait la plante, il peut voir, sentir, entendre imaginer des choses. Il ne peut raisonner, c’est surnaturel pour lui, au-dessus de sa nature.

L’homme fait tout ce que fait la plante et l’animal, mais il a en plus une âme raisonnable et une volonté libre. Il peut parler, raisonner, penser, méditer, tirer des conclusions d’une situation donnée, prévoir sa conduite ou se tirer d’affaire intelligemment dans une situation difficile. En toutes ces choses, l’homme peut agir de lui-même, il a en lui toutes les capacités, les talents pour le faire. L’acte correspond à la nature de l’être et chaque être ne peut dépasser ce niveau par lui-même.

C’est ainsi que l’homme, doué d’une vie naturelle, ne peut en aucune façon produit les actes de la vie surnaturelle. Pour qu’il réussisse à atteindre le niveau de vie surnaturelle, il faut que Dieu vienne à son secours et qu’il mette en lui la semence de la vie surnaturelle. C’est ce qui arrive avec le baptême : « Jean a baptisé avec de l’eau, mais vous, vous serez baptisés dans l’Esprit Saint ». (Act 11:16)

À mesure que le germe divin se développe en nous par l’Esprit, nous devenons de plus en plus capables de produire des actes surnaturels élevés. Les actes les plus élevés sont ceux qui relèvent de l’amour, de la charité. L’amour est la plus grande de toutes les vertus; elle ne passera jamais tandis que la foi et l’espérance disparaîtront quand nous aurons atteint Dieu.

Dieu communique sa vie par le Christ

Dieu a envoyé son Fils sur la terre pour nous racheter et nous communiquer sa vie. « Je suis la vigne; vous, les sarments ». (Jn 15:5) Ce qui veut dire : de même que dans un arbre la vie est communiquée aux branches par le tronc ainsi la vie surnaturelle nous est communiquée par le Christ. Et Jésus affirmait : « Personne ne va au Père, que par moi ». (Jn 14:6) « Je suis la porte des brebis. Celui qui n’entre pas par la porte est un mercenaire et un voleur » (Jn 10:1,7)

Croissance de la vie surnaturelle

Pour vivre, la branche de l’arbre doit être reliée au tronc. Plus la branche est fortement reliée au tronc, plus elle reçoit de la vie et plus elle peut nourrir de petites branches.

C’est en ce sens et littéralement vrai que quelqu’un a pu dire : « Une âme qui s’élève élève le monde ». Il aurait pu dire aussi bien : « Une âme qui grandit dans la vie spirituelle, qui est de plus en plus reliée au Christ, produit de plus en plus de fruits dans le corps mystique ».

C’est par la sève que se distribue la vie dans une branche. Plus il passe de sève dans le tronc, plus les branches reçoivent de la vie et produisent des fruits. Dans notre vie surnaturelle, la sève qui distribue la vie, c’est l’Esprit Saint. Plus la charité, l’amour, grandit, plus l’homme se sanctifie. « Et c’est l’Esprit », dit Saint Paul « qui diffuse l’amour, divin dans nos cœurs ». (Rom 5 :5)

Voilà pourquoi une solide dévotion à l’Esprit Saint est nécessaire non seulement pour naître à la vie spirituelle, mais pour la développer constamment. La branche de l’arbre ne se développe que par l’afflux continu de la sève.

La croissance spirituelle se fait encore par la lecture et la méditation de la Parole de Dieu. Là est la vérité. « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas ». La vérité divine est éternelle et ne changera jamais.

Si Jésus a dit : « Mes paroles sont Esprit et Vie » (Jn 6:63), cela veut dire que nous devons les relire, les méditer et les mettre en pratique. Au début de la Bible, dans le Deutéronome, Dieu dit : « Vous garderez tous les commandements que je vous ordonne aujourd’hui de mettre en pratique, afin que vous viviez, que vous vous multipliiez et que vous entriez dans le pays que Yahvé a promis par serment à vos pères et le possédiez ». (Deut 8:10) Dieu insiste sur la mise en pratique. La même idée est reprise autrement par l’Apôtre Saint Jacques : « La foi sans les œuvres est morte ». (Jc 2:17)

La Parole de Dieu est lumière et vie. Dans les psaumes nous trouvons : « Mes paroles illuminent et les simples comprennent ». (Ps 119:130)

Pour comprendre la Parole de Dieu, il nous faut l’Esprit Saint qui l’a inspirée. Le Christ disait à ses Apôtres : « Je vous enverrai mon Esprit; il rappellera tout ce que je vous ai dit et il vous guidera jusqu’à la Vérité entière. » (Jn 14:26 – Jn 16:13)

L’Esprit Saint ne peut nous élever en un instant au sommet de la vie spirituelle pas plus que le soleil ne peut rendre en une journée un arbre à maturité complète. La croissance est toujours lente et aucune vie ne se développe par sauts.

L’Esprit révèle donc à l’âme, qui médite la Parole de Dieu, les réalités divines qu’elle cache. Ces réalités s’approfondissent graduellement jusqu’à des profondeurs inouïes comme on le voit dans la vie des saints. Le don d’intelligence est un des plus précieux parce qu’il permet à l’âme de pénétrer la Parole de Dieu pour en saisir le sens.

Jésus savait bien que la mémoire des hommes est courte et que l’homme est lent à comprendre et encore plus lent à mettre en pratique les leçons apprises. Voilà pourquoi il a dit : « Mon Esprit vous rappellera tout ce que je vous ai dit » et plus encore : « Il vous guidera jusqu’à la Vérité entière ». (Jn 14:26 – Jn 16:13)

Heureux sommes-nous que le Père dans sa bonté nous ait envoyé son Esprit pour vivre de sa vie, pour la faire croître et la développer jusqu’à la plénitude comme l’exprime si bien Saint Paul : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ». (Ga 2:20)

 

La Prière

Novembre 1982 – Volume 1.11

La Prière

La prière est pour l’âme ce que la respiration est pour le corps. La respiration est nécessaire pour la vie du corps; c’est par elle que le sang est purifié dans le poumon pour être retourné par les canaux des artères en un beau sang rouge. Le cœur est la pompe qui soutire le sang souillé et foncé par les veines pour l’injecter dans le poumon où les saletés sont brûlées par l’oxygène de l’air.

De même, sur le plan surnaturel, la prière est la respiration de l’âme. Elle permet de nous débarrasser de tout ce qui n’est pas en accord avec Dieu pour injecter dans notre âme des pensées neuves et de désirs nouveaux suscités par l’Esprit de Dieu au fond de l’âme. Dans l’âme, le cœur qui permet l’échange et la purification des pensées et des désirs, c’est l’Amour. Celui qui aime cherche à mieux connaître l’être aimé et l’amour conduit à la recherche et à la connaissance de la personne aimée. L’amour de Dieu conduit à la recherche et à la connaissance de Dieu.

Sens de la prière

En premier lieu, la prière est une demande. Le sens propre de prier est exactement celui de la formule que nous employons : « Je vous en prie, venez me donner un coup de main ». C’est exactement le sens que lui a donné Jésus quand il a dit : « Demandez et vous recevrez; frappez et l’on vous ouvrira » (Mt 7:7). Quand on frappe à la porte de quelqu’un, on demande pour entrer dans la maison. C’est le sens employé dans l’Apocalypse : « Voici, je me tiens à la porte et je frappe; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi » (Apoc 3:20). C’est également le sens employé dans le Notre Père : « Donnez notre pain de tous les jours » (Mt 6:11).

On demande quand on a besoin de quelque chose. On ne peut pas aider quelqu’un qui n’a pas besoin de rien et on ne peut pas non plus aider quelqu’un contre sa volonté. La demande manifeste le désir d’être aidé ainsi que le besoin. Quand on prie Dieu, on lui manifeste le besoin qu’on a et le désir de l’obtenir. On ne peut aider quelqu’un contre sa volonté. Dieu ne le fait pas davantage que nous. L’Enfant Prodigue n’a pu être aidé par son père aussi longtemps qu’il n’en a pas eu le désir et qu’il n’a pas manifesté sa volonté par une démarche. Pourtant son père savait bien que son fils était dans un beau pétrin, qu’il était en train de gaspiller tout son argent et de compromettre sa vie et son avenir.

Dieu respecte tellement notre liberté qu’il ne donne rien de force. Il l’a bien indiqué : « Si vous, tout méchants que vous êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, si un enfant vous demande du pain, vous ne lui donnez pas une pierre, combien plus le Père céleste donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui le demandent » (Mt 7:9-11).

Le prophète Daniel était en prière pour lui-même et pour son peuple. L’Ange Gabriel vient à lui et lui dit : « Dès le début de ta supplication, une parole a été émise et je suis venu te l’annoncer » (Dan 9:23). Plus nos désirs sont élevés plus, notre prière est efficace même pour les choses matérielles. Jésus le dit clairement : « Cherchez avant tout le Royaume de Dieu et sa justice et tout le reste viendra par surcroît » (Mt 6:33). Le désir a une grande importance. C’est le point de départ de la prière. Et plus le désir sera élevé, plus la prière qui suivra sera parfaite. Dans la prière, la pensée mettra en formule l’objet du désir. C’est le degré de foi qui déterminera la réalisation.

La prière efficace

Jésus disait : « Ne vous inquiétez donc pas en disant : Qu’allons-nous manger? Qu’allons-nous boire? De quoi allons-nous nous vêtir? Ce sont là toutes choses dont les païens sont en quête. Cherchez d’abord son Royaume et sa justice et tout cela vous sera donné par surcroît » (Mt 6:31,33).

Quand on demande ce qui est conforme à la volonté de Dieu, on peut être sûr d’être exaucé. Quand un véritable enfant de Dieu demande ce que Dieu veut, cette chose-là est déjà réalisée. Pourtant pour nous qui sommes bien peu avancés spirituellement, nous faisons bien plus de demandes de choses matérielles que de choses spirituelles. Dieu accepte ces demandes. Il sait que notre foi est faible et que nos pensées et nos désirs se portent bien plus vers les choses matérielles que vers les choses spirituelles. Mais Dieu, qui nous aime et qui veut nous donner une place élevée dans le ciel, a bien hâte que nous comprenions ce que veut dire : « Tout le reste viendra par surcroît ».

Par-dessus tout Dieu donne avec une immense joie son Esprit promis par Jésus pour nous « conduire jusqu’à la vérité entière » (Jn 16:13). Déjà, dans l’Ancien Testament, Dieu avait promis l’Esprit-Saint : « Voici que j’enverrai mon Esprit sur toute chair; vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards auront des songes; même sur vos serviteurs et vos servantes, je répandrai mon Esprit » (Jl 3:1-2).

Au jour de la Pentecôte, nous savons que l’Esprit-Saint fût envoyé, non seulement sur les Apôtres mais sur tous les laïcs fervents qui étaient avec eux en prière, attendant la venue de l’Esprit promis par Jésus.

Comme nous sommes lents à comprendre! Comme notre foi est faible! Les promesses de Dieu ne sont pas des promesses d’hommes. Dieu est toujours fidèle en ses paroles. Il attend seulement notre demande et notre foi. Il a dit : « Il vous sera fait selon votre foi » (Mt 8:13). Et encore : « Quand vous demandez quelque chose dans la prière, croyez que vous l’avez déjà obtenu et vous l’obtiendrez » (Mc 11:24). Est-ce assez clair? Écoutons encore : « Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom il vous l’accordera » (Jn 16:23). Quand Jésus guérissait les malades, il disait : « Va ta foi t’a sauvé » (Lc 17:19 – Mc 10:52).

La prière pour guérir

Une des conditions pour guérir est de pardonner aux autres. Une fois j’avais dit cela à une femme sincère. Le lendemain elle me dit qu’elle avait pardonné de tout cœur après une rancune ancrée en son âme depuis plusieurs années. Elle était rayonnante et se disait rajeunie de 10 ans! Saint Paul y va clairement : « Comment! Tu oses demander ta guérison et tu ne veux pas pardonner à ton frère? ».

Rappelons-nous bien : « Fais aux autres ce que tu veux qu’on te fasse à toi-même » (Mt 7:12). Qui peut récolter sans semer? Qui peut récolter autre chose que ce qu’il a semé? On ne se moque pas de Dieu, tel un homme sème, tel il récoltera » (Gal 6:7).

La prière efficace

Jésus disait : « Ne vous inquiétez donc pas en disant : Qu’allons-nous manger? Qu’allons-nous boire? De quoi allons-nous nous vêtir? Ce sont là toutes choses dont les païens sont en quête. Cherchez d’abord son Royaume et sa justice et tout cela vous sera donné par surcroît » (Mt 6:31,33).

Quand on demande ce qui est conforme à la volonté de Dieu, on peut être sûr d’être exaucé. Quand un véritable enfant de Dieu demande ce que Dieu veut, cette chose-là est déjà réalisée. Pourtant pour nous qui sommes bien peu avancés spirituellement, nous faisons bien plus de demandes de choses matérielles que de choses spirituelles. Dieu accepte ces demandes. Il sait que notre foi est faible et que nos pensées et nos désirs se portent bien plus vers les choses matérielles que vers les choses spirituelles. Mais Dieu, qui nous aime et qui veut nous donner une place élevée dans le ciel, a bien hâte que nous comprenions ce que veut dire : « Tout le reste viendra par surcroît ».

Par-dessus tout Dieu donne avec une immense joie son Esprit promis par Jésus pour nous « conduire jusqu’à la vérité entière » (Jn 16:13). Déjà, dans l’Ancien Testament, Dieu avait promis l’Esprit-Saint : « Voici que j’enverrai mon Esprit sur toute chair; vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards auront des songes; même sur vos serviteurs et vos servantes, je répandrai mon Esprit » (Jl 3:1-2).

Au jour de la Pentecôte, nous savons que l’Esprit-Saint fût envoyé, non seulement sur les Apôtres mais sur tous les laïcs fervents qui étaient avec eux en prière, attendant la venue de l’Esprit promis par Jésus.

Comme nous sommes lents à comprendre! Comme notre foi est faible! Les promesses de Dieu ne sont pas des promesses d’hommes. Dieu est toujours fidèle en ses paroles. Il attend seulement notre demande et notre foi. Il a dit : « Il vous sera fait selon votre foi » (Mt 8:13). Et encore : « Quand vous demandez quelque chose dans la prière, croyez que vous l’avez déjà obtenu et vous l’obtiendrez » (Mc 11:24). Est-ce assez clair? Écoutons encore : « Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom il vous l’accordera » (Jn 16:23). Quand Jésus guérissait les malades, il disait : « Va ta foi t’a sauvé » (Lc 17:19 – Mc 10:52).

Apprendre à prier

Pour bien prier, on peut se contenter de réciter des prières faites par les autres. Pour mieux prier, on peut, en plus, parler à Dieu comme un enfant au meilleur des pères en lui disant nos désirs. Il est là tout près de nous, même il est en nous. Et nous le cherchons en haut du mur pour lui parler!

C’est en méditant, spécialement sur l’une ou l’autre parole de Dieu que vous apprendrez, à la lumière de l’Esprit, à les comprendre et à les pénétrer. Ensuite la prière jaillira de plus en plus spontanément.

La prière pour des biens spirituels est plus parfaite parce qu’elle demande ce que Dieu lui-même veut nous donner.

La louange

Dans l’Ancien Testament, Dieu disait : « Je n’ai que faire de vos taureaux, de vos sacrifices. Toutes les bêtes des champs et les oiseaux du ciel sont à moi; vous, offrez-moi des sacrifices de louange et d’action de grâce » (Ps 50:10-15).

Nous avons tous des raisons de remercier : la joie reçue, le baptême, l’Esprit-Saint, la rédemption, les pardons continus de Dieu, le don de Marie comme vraie mère, la présence réelle de Dieu dans l’Eucharistie; les grâces de tous les jours, etc. Il y a de magnifiques cantiques et psaumes de louange comme le psaume 135 et Daniel 3:26. Mais nous devons constamment remercier Dieu qui prend soin de nous continuellement par sa Providence.

Nous ne savons pas remercier, mais nous savons fort bien demander. Souvent nous faisons comme les dix lépreux que Jésus avait guéris. Un seul était venu remercier et par-dessus le marché, ce n’était pas un juif mais un samaritain hérétique.

Chaque soir, nous devrions remercier Dieu pour les grâces de la journée. À une âme Jésus disait : « Quand tu veux des grâces, remercie-moi d’avance, c’est le meilleur moyen de les obtenir ».

Louange au Seigneur, car éternel est son amour! Seigneur, apprends-nous à prier; et toi Marie qui conservait et méditait en ton cœur les choses de Dieu, apprends-nous à méditer dans le silence de l’âme.